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Plan Agriculture climat Méditerranée (PAM)

Le Plan spécifique pour l’agriculture méditerranéenne, lancé en 2024, a pour objectif d’aider les territoires particulièrement exposés aux effets du changement climatique à mettre en œuvre des projets collectifs de manière à favoriser la résilience, la souveraineté alimentaire et la compétitivité.

Financeur

FranceAgriMer

Montant

8,5 millions d’euros

Durée

Du 29/06/2026 au 31/12/2026

Description

L’agriculture méditerranéenne est particulièrement exposée aux effets du changement climatique, avec une évolution des événements climatiques et des phénomènes météorologiques qui affectent la qualité et la quantité des productions. Face à ce constat, le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et de la forêt a lancé le 16 juillet 2024 le plan pour l’adaptation de l’agriculture méditerranéenne aux impacts du dérèglement climatique (dénommé plan « agriculture climat Méditerranée » ou « Plan Méditerranée »).

Ce plan a pour objectif de rendre plus résiliente l’agriculture méditerranéenne et d’accompagner les transformations profondes à venir dans les départements suivants : Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var, et Vaucluse pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ; Corse-du-Sud et Haute-Corse pour la région Corse ; Ardèche et Drôme pour la région Auvergne-Rhône-Alpes ; Aude, Gard, Haute-Garonne, Gers, Hérault, Pyrénées-Orientales, Tarn et Tarn-et-Garonne pour la région Occitanie, Lot-et-Garonne pour la région Nouvelle-Aquitaine.

Ce plan s’appuie sur l’identification et la structuration de projets de filières d’adaptation au changement climatique (voire d’atténuation de ceux-ci) et de meilleure gestion de la ressource en eau sur un territoire particulièrement exposé aux effets du changement climatique. Les démarches territoriales seront labellisées « aires agricoles de résilience climatiques » (AARC) et pourront bénéficier de financements dédiés de la Planification écologique pour pouvoir faire émerger des projets de filières impliquant les producteurs, les acteurs économiques de l’aval et les autres partenaires pertinents.

Pour 2026, trois nouveaux dispositifs ont été publiés par FranceAgriMer le 29 juin et seront disponibles jusqu’à épuisement des crédits alloués.

Labellisation des AARC

La première phase du « Plan Méditerranée » concerne la labellisation en « AARC » des démarches territoriales répondant aux objectifs de ce plan.

Des appels à manifestation d’intérêt (AMI) ont été lancés par les DRAAF de chaque Région. Ces AMI ne comprennent pas d’accompagnement financier mais permettront aux démarches retenues de postuler aux guichets réservés aux AARC pour la mise en œuvre de projets opérationnels (voir ci-après « Accompagnement des projets »).

FranceAgriMer a mis en place un dispositif « Guichet émergence des démarches territoriales en vue de leur labellisation AARC (aires agricoles de résilience climatique) » avec une enveloppe financière dédiée de 500 000 euros. Ce guichet permet de financer des coûts de personnel et de prestataires extérieurs pour accompagner la préparation des projets en amont de leur labellisation  – en particulier pour la réalisation du diagnostic territorial et l’élaboration du plan d’action, pour un maximum de 80 % du coût total éligible de ces dépenses et dans la limite de 25 000 euros d’aide par demande.

Accompagnement des projets

Une fois leur démarche labellisée AARC, les porteurs de projets peuvent postuler à l’appel à projets de FranceAgriMer «Structuration de filières – PAM », ouvert depuis le 29/06/26.

Une enveloppe de 7,5 millions d’euros est dédiée à ce dispositif afin de financer une part des dépenses nécessaires à la réalisation de projets collectifs qui sont au cœur du territoire défini par la démarche labellisée AARC.

Les dépenses peuvent être immatérielles (coûts de personnel, prestations extérieures juridiques, financières, informatiques, d’études et de conseils directement en lien avec le projet) ou matérielles (coût des investissements à l’aval des filières – hors production agricole, investissements destinés à la réalisation de prototypes ou démonstrateurs, l’acquisition, la construction ou la rénovation de biens immobiliers liés au projet). 

L’aide publique aux dépenses immatérielles est plafonnée à 50 % maximum du coût total éligible de ces dépenses pour les PME et 40 % maximum pour les GE, dans la limite de 400 000 euros par projet.

L’aide publique aux dépenses matérielles est plafonnée à 40 % maximum du coût total éligible de ces dépenses pour les PME et 25 % maximum pour les GE, dans la limite de 2 000 000 euros par projet.

Le projet doit comporter à la fois des dépenses immatérielles et matérielles et le montant des dépenses présentées doit être supérieur à 100.000 euros.

En amont du dépôt de leur dossier dans le cadre de l’appel à projets précité, les demandeurs préalablement labellisés AARC peuvent bénéficier d’un accompagnement financier à la maturation de leur projet. A ce titre, un dispositif intitulé «Maturation des projets de filières 2026» prévoit une enveloppe de 500 000 euros d’aide. Chaque projet pourra être financé à hauteur de 80% des dépenses éligibles, dans la limite de 50 000 euros par demande d’aide. Les dépenses concernées sont uniquement des dépenses immatérielles, soit de personnel, soit de recours à un prestataire extérieur (juridique, financier, informatique, d’études, de formation ou de conseils techniques directement en lien avec le projet).

Bénéficiaires éligibles

Les bénéficiaires éligibles sont les acteurs des filières agricoles et agroalimentaires des territoires concernés par le Plan Méditerranée. Le projet de candidature en vue d’une labellisation AARC doit s’inscrire dans le cadre d’une démarche collective impliquant des partenaires complémentaires présents sur le territoire et relevant d’au moins deux maillons différents d’une ou plusieurs filières : approvisionnement des agriculteurs, production agricole, commercialisation des produits agricoles, transformation agroalimentaire ou agro-industrielle et distribution de produits finis, le cas échéant en association avec d’autres acteurs (R&D, interprofession, institut technique, chambre d’agriculture, etc).

Un opérateur de l’amont agricole et une entreprise doivent toujours être représentés dans le partenariat.