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Fruits et légumes
Gauche Droite
Préserver la qualité
Publié le 17.04.2008








Point de passage obligé entre la production et la commercialisation, l’expéditeur doit garantir le stockage et l’acheminement des produits dans les meilleures conditions pour garantir une qualité optimale des produits.
Après la récolte, l’expédition des fruits et légumes vers les grossistes et les centrales d’achat en France et à l’étranger est assurée par les producteurs et les coopératives ou par des entreprises privées. Installés dans les bassins de production, les expéditeurs sont d’importants employeurs de main-d’œuvre, même si beaucoup d’opérations, notamment au niveau du tri et du calibrage, sont aujourd’hui mécanisées et informatisées. 


Chiffres clés

• 50 000 emplois  dont 15 000 permanents et 35 000 saisonniers (source : ANEEFEL - FELCOOP)
• 5,5 Md€ de CA dont 1,6 réalisé hors Hexagone (Ctifl 2000)
• 1 000 entreprises (source : ANEEFEL - FELCOOP) 

Le travail dit « en station » implique de nombreuses opérations et manipulations, qui doivent être réalisées avec beaucoup de soin pour ne pas altérer la qualité des produits. Avant l’expédition proprement dite, les fruits et légumes passent en effet par plusieurs étapes : réception des marchandises et agréage, tri, nettoyage et calibrage, préréfrigération et stockage, conditionnement, réemballage et étiquetage, suivi commercial, allotissement, fractionnement et transport. L’expédition est donc un maillon central de la filière fruits et légumes puisqu’elle constitue le premier acte de concentration de l’offre et de commercialisation. Les marchandises sont ensuite destinées à être commercialisées tant auprès des grossistes, situés sur les MIN ou hors marchés, que des centrales d’achat et des marchés étrangers, y compris les plus lointains. Nos fruits et légumes s’exportent ainsi en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient ou en Amérique du Nord et du Sud.

Des évolutions nécessaires
L’évolution des modes de distribution et de consommation a conduit les entreprises d’expédition à engager d’importants programmes d’investissement en matière de qualité, d’hygiène, d’environnement et de traçabilité. Les opérations de tri et de calibrage sont aujourd’hui très fortes utilisatrices de haute technologie informatique. Parallèlement, des partenariats avec la production se sont développés, depuis le choix des espèces et des variétés en amont, jusqu’à la mise en place de programmes de certification communs. Enfin, dans un contexte international fortement concurrentiel, la maîtrise des coûts, notamment au niveau de la main-d’œuvre et des risques financiers, est déterminante dans ce métier.

Pour plus d’information sur les metteurs en marché, consulter :


Parole d’expéditeur

« Je suis sur le lieu de production au contact du producteur. Ma mission est de collecter sa   production, de vérifier sa qualité et d’améliorer son homogénéité, de la mettre en valeur et de l’acheminer vers la station fruitière, puis vers les zones de consommation.
J’achète les produits directement au producteur, j’ai l’obligation de leur apporter des résultats si je veux que leur exploitation perdure dans le temps. J’entretiens donc  des relations très étroites sur le calendrier de récolte et le prix de revient avec le producteur, en anticipant les périodes éventuellement sensibles. Je dois simultanément anticiper les attentes des distributeurs, tant en qualité qu’en volumes, et entretenir une relation de confiance.
Ma mission 1ère est de valoriser le produit, en adaptant des conditionnements spécifiques pour donner envie au consommateur. Nous mettons les fruits en barquette par exemple ou nous faisons de la vente en vrac pour certains types de distribution. Les barquettes (ou portions) connaissent un vrai succès
».